01/02/2026
Sur les chemins creux, le long d’un talus moussu ou dans l’herbe fauchée d’une prairie, difficile d’imaginer parfois l’intense activité qui anime la commune à la nuit tombée. Saint-Barthélemy, lovée dans le cœur du Morbihan, cache un peu partout une vie sauvage foisonnante. Parmi ses habitants les plus discrets : une quinzaine de mammifères, du minuscule musaraigne à la silhouette imposante du chevreuil.
Pour qui sait être attentif, même sans les voir, leurs traces et indices racontent une Bretagne intime, loin des clichés habituels. Voici un tour d’horizon de cette faune locale – chiffres à l’appui, anecdotes à la clé et conseils pour aventuriers du dimanche.
Ils sont la base gourmande de l’écosystème : difficile de passer une nuit d’été sans entendre le frottement de leur vie nocturne tout près de la lisière. Si certains restent invisibles, leurs papattes laissent bien plus d’indices que l’on croit.
Plus imposants, ils restent pourtant discrets, surtout en journée. Mais il suffit d’un lever de brume ou de l’aube pour parfois les croiser.
Saint-Barthélemy n’échappe pas à la présence de ces grands acteurs de la campagne bretonne. Chacun possède ses habitudes et ses lieux de prédilection.
Moins communs ou plus secrets, certains mammifères se dévoilent surtout à la faveur de circonstances bien particulières.
On les aperçoit souvent à la tombée du soir, virevoltante au-dessus des prairies, chassant moustiques et papillons. Les linteaux des vieilles maisons ou les toits d’église leur servent parfois de gîte d’été.
Voir un mammifère sauvage n’est jamais garanti, mais multiplier les occasions augmente la chance. Quelques astuces fédèrent les amateurs :
À Saint-Barthélemy comme ailleurs en Bretagne, la présence et la diversité des mammifères dépendent d’un équilibre fragile. Les haies, les bois connectés aux prairies humides, les jardins sans pesticides jouent un rôle clé. Pour continuer à accueillir cette faune, plusieurs associations locales se mobilisent. Chacun à son échelle peut agir, par de petits gestes – privilégier les tontes tardives, laisser quelques tas de bois ou de pierres, éviter l’éclairage nocturne inutile.
Le territoire, même modeste, concentre ainsi une variété inestimable de mammifères adaptés aux paysages de bocage. Ce patrimoine vivant mérite l’attention : il témoigne d’un Morbihan vibrant, bien au-delà des clichés de carte postale.